4 raisons qui font qu’Alpine est quand même une marque automobile comme les autres.
Avr27

4 raisons qui font qu’Alpine est quand même une marque automobile comme les autres.

J’ai lu récemment qu’Alpine n’était pas une marque automobile comme les autres. Et bien, désolé, je vais peut-être contrarier les aficionados, mais je pense que si. Malgré ses différences, ses spécificités, ses atouts, j’oserai même dire son charme, Alpine me semble être une marque tout à fait comme les autres. Et en soi, c’est loin d’être un problème et ça permet à ceux qui l’ont écrit et à moi-même d’avoir un titre particulièrement accrocheur ! Vous avez donc relevé mon esprit de contradiction. Je le précise de go, j’ai bien entendu une affection particulière pour cette marque et suis vraiment impatient de revoir ces voitures sur la route. J’use donc un peu de « provocation » pour dire que bien entendu, même si la stratégie d’Alpine est intéressante en terme de communication, elle ne révolutionne pas pour autant les codes tant que ça. Mon avis en 4 points. Un show-room qui ressemble quand même vachement à une concession Boulogne-Billancourt, quel meilleur endroit pour voir la renaissance d’Alpine : le premier « point physique » de la « nouvelle » marque vient en effet d’ouvrir ses portes à deux pas du siège historique de la firme au losange. La toute nouvelle A110 y est exposée aux côtés de son illustre aïeule et du modèle de course A460 dans un bâtiment au style épuré. Ici, on ne parle pas de concession, pourtant la ressemblance est frappante. On ne devrait pas non plus y voir de vendeurs mais des « experts de la marque » qui échangent avec les fans autour de sessions virtuelles ! Ok, une fois passé ces beaux discours, force est de constater que le showroom d’Alpine est un lieu où on peut voir des voitures, surfer sur des ordinateurs et sans doute même en insistant un peu, en acheter en étant accompagné d’un vendeur. Avec cette arrivée « en dur », on peut toutefois parler de retour à la « normale » pour la firme qui jusqu’à présent construisait sa relation avec les prospects uniquement par voie d’applis. D’autres points de vente Alpine doivent ouvrir à partir du mois de septembre. On en évoque une vingtaine en France et une soixantaine dans le monde. Classique. Une présentation finale dans un salon automobile Le magazine Stratégies qui a fait sa couverture récemment sur Alpine (ce qui prouve toutefois sa spécificité) parlait récemment de lancement 2.0 . Avec sa campagne de communication 100% digitale et ses moyens de commande particulièrement « virtuels », la marque a un peu cassé les codes de la communication automobile. Toutefois, l’inévitable Salon reste quand même le rendez-vous ultime et incontournable. En effet, la version finale de l’Alpine A110 a enfin été présenté dans un bon vieux salon comme on en fait...

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Volkswagen & moi : un petit air de “voitures à vivre”
Avr20

Volkswagen & moi : un petit air de “voitures à vivre”

C’était en Septembre 2015, l’affaire éclate et elle va éclabousser du monde! Volkswagen, « das auto » himself, aurait équipé certains de ses modèles d’un logiciel permettant de fauser les contrôles et de présenter ainsi des performances positives en matière de pollution. Ouvertures d’enquêtes, dépôts de plaintes, départs dans le top management, rappels en série, le constructeur est au cœur d’une tourmente technique, financière, managériale et médiatique. Après les communicants de crise, les marketeux font devoir rentrer en jeu. 1ère décision, et non des moindres, en début d’année 2016, mi-mars en France, le constructeur décide de mettre fin au slogan certes puissant mais quand même méga pompeux « Das Auto ». La volonté : ne plus mettre la voiture au centre du discours, mais plutôt la vie autour de la voiture. Et oui, Renault avait un peu inventé ça avec des « voitures à vivre ». Selon les propres termes du communiqué de Volkswagen : il faut « réinstaller les gens au centre du discours». Bref, on fait profil bas, on remet l’utilisateur au cœur de la stratégie de marque et on arrête d’essayer de montrer qu’on est les meilleurs, les clients s’en fichent. Quand on regarde le scénario, on se dit que c’est dommage d’attendre une crise mondiale pour en arriver à l’évidence, mais c’est aussi à cela que ça sert : Ouvrir les yeux. Le résultat de ce repositionnement c’est une campagne baptisée « Volkswagen & moi » et dont DDB Paris a fait une petite merveille. Le principe est de mettre en avant le rapport des clients à la marque en leur proposant de poster des photographies les mettant en scène avec leur Volkswagen. Cela passe par un agrégateur www.vwetmoi.fr qui réceptionne les photos envoyées par mail ou postées sur les réseaux sociaux avec le hashtag #VWetMoi. En parallèle, et parce que ces messieurs dames du marketing de Volkswagen ne sont pas des manchots, des médias puissants soutiennent l’opération : un spot TV charmant et des prints somptueux nous rappellent que les Volkswagen sont les voitures de nos vies, de chacune des étapes de nos vies. C’est beau comme tout et le spot TV est porté par une musique à tomber (« I’ll be your home » de Philip LaRue).      Les prints sont soignés dans un esprit vintage Instagram qui nous donne envie de replonger dans les vieilles boites à chaussures où trainent les photos de nos parents. Alors, oui, je vois poindre les critiques : c’est du déjà vu. Evidemment, c’est même de l’archi déjà vu. J’en parlais avec Renault. C’était il y a 20 ans. Mais avec cette reprise de parole, Volkswagen a besoin de se positionner farouchement sur le registre de l’humilité, de la simplicité et de l’émotion. La marque doit reconquérir le cœur des gens...

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Renault en F1 : une grande joie et des doutes…
Fév19

Renault en F1 : une grande joie et des doutes…

Carlos Ghosn a un mérite : il change d’avis facilement. Après s’être convaincu qu’il n’était pas nécessaire que Renault soit en F1 ou sinon motoriste, le voilà convaincu qu’il lui faut maintenant une écurie en son nom propre pour émerger sur le plan international, “améliorer et booster l’image de marque” et bien entendu développer des parts de marché dans les pays émergents. Passionné de F1 en général et de Renault en particulier, je ne peux que m’en réjouir, même si je suis déçu que ce revirement n’arrive qu’aujourd’hui. La compétition était ouverte ces dernières années et Renault aurait pu tirer son épingle du jeu. Car malheureusement, à part les aficionados, qui se souvient des titres décrochés par Renault en tant que simple motoriste de Red Bull ? Donc bref, tout le monde est content.. mais dans cette histoire, il y a quand même deux trois trucs qui me chiffonnent. D’une part, lors de la conférence de presse qui a eu lieu à Guyancourt début février, les dirigeants de la marque ont très peu parlé de….sport. Alors oui, on a bien compris : le Brésil, la Chine, l’image de marque, le marketing, le business,  les parts de marché etc mais le sport dans tout ça ? Certains diront qu’il est peut-être un peu trop tôt pour en parler, que rien ne sert d’afficher ses ambitions alors que l’on débute à peine l’aventure. Personnellement, je pense que quand on s’appelle Renault, quand on a une histoire de 40 ans en F1 avec de nombreux titres de champion du monde à la clé et des aventures mythiques, on explique un peu ce qu’on vient faire là dedans et pas seulement avec “l’espoir de réaliser des podiums d’ici 3 ans”. Quoi ????? Des podiums d’ici 3 ans ! Mais Carlos Ghosn aura déjà changé d’avis d’ici là !!! Deuxième étonnement, et il va de pair avec le premier : le choix des pilotes. Je n’ai absolument rien contre le Danois Kevin Magnussen et le Britannique Jolyon Palmer. Le premier a fait 20 grand prix, une saison complète seulement chez Mc Laren avec seulement 1 podium  et s’est fait virer l’année suivante alors qu’il était devenu troisième pilote. Le second était troisième pilote chez Lotus, il est donc promu.  Mais je pense que  ses deux fils d’anciens pilotes qui vont naturellement assumer une certaine pression pour le retour de la marque en F1, ne “collent pas” -si je peux me permettre l’expression- avec la légende Renault dans cette discipline. Alors je sais bien que pour avoir un baquet en F1 c’est très compliqué : soit on met une fortune pour avoir l’un des cadors...

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Peugeot et le Dakar : Le dispositif digital qui aurait pu être parfait…
Jan26

Peugeot et le Dakar : Le dispositif digital qui aurait pu être parfait…

Ca commence par une erreur et ça finit par une petite merveille ! Quand on tape “Dakar Peugeot 2016” sur Google, on tombe sur ce lien et on se dit que ça démarre mal puisque visiblement on va vous y causer de 2015 : http://www.peugeot-sport.com/discipline/dakar-2015/ Mais c’est pourtant bien de l’édition 2016 qu’il s’agit. Mon esprit taquin ira donc jusqu’à transformer le 5 en 6 et on atterrit alors sur une malicieuse page 404 dont je vous fais profiter aussi, puisqu’elle est savoureuse, et que seule Peugeot pouvait faire: http://www.peugeot-sport.com/discipline/dakar-2016. Rien à dire, je dis Bravo ! Je voulais donc vous causer de cela : Peugeot et le Dakar. C’est  d’abord et avant tout une grande et belle histoire, une de celles dont les marques ont besoin et que nous gardons dans nos mémoires collectives. De 1987 à 1990, avec les 205 et 405 et notamment le finlandais Ari Vatanen, les petites voitures jaunes marquent l’épreuve, accumulent les victoires et les péripéties (tonneaux, vol de voiture, vainqueur tiré à pile ou face….) et écrivent leur légende alors que le Dakar qui arrive bien encore dans la capitale sénégalaise à cette époque là est à son apogée sur le plan médiatique. Puis, PSA décide de mettre Peugeot sur l’endurance (avec le succès que l’on connaît) et laisse Citroën venir régner sans partage sur l’épreuve pendant de longues années. 25 ans plus tard, la légende renaît. Peugeot annonce son retour pour l’édition 2015 et frappe fort avec la signature de Stéphane Peterhansel, Carlos Sainz et de Cyril Desprès. Elle dispose aussi du soutien de partenaires prestigieux, dont Total mais aussi Red Bull dont on sait qu’ils viennent rarement sur un terrain sans vouloir le dominer. Malheureusement, la Peugeot 2008 n’est pas tout a fait prête et les résultats ne sont pas à la hauteur ni des pilotes ni de la marque. Mais Peugeot reste confiant et déclare que l’épreuve 2015 servait d’expérimentation et qu’ils reviendront l’année suivante avec un maximum d’enseignements pour la gagner : http://www.20minutes.fr/sport/1519195-20150117-dakar-2015-bilan-peugeot-retour-apres-25-ans-absence On attendait alors avec impatience le scénario 2016, qui débutait avec une excellente nouvelle : “la dream team” était encore plus belle avec l’arrivée en rallye Raid de l’icône Sébastien Loeb  et de son copilote Daniel Elena. Peugeot l’annoncera d’ailleurs avec une vidéo décalée qui donnait le ton : Avec un peu de retard d’ailleurs, le dispositif 360 se mettait en place autour du hashtag #WeloveDust et tous les médias de la marque Peugeot Sport en ordre de bataille. J’y ajouterai aussi le relais puissant des pilotes eux mêmes, et notamment de Sébastien Loeb qui tous les jours commentait sa course sur son compte Facebook....

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Un été en Renault Zoé, un road trip épatant !
Nov23

Un été en Renault Zoé, un road trip épatant !

D’abord, je remercie infiniment Frédéric pour l’honneur qu’il me fait de me laisser publier dans son blog, que je suis attentivement depuis ses débuts (ou presque) et auquel je souhaite d’ailleurs Bon Anniversaire et longue Vie ! Maintenant, je redoute sa réaction à la lecture de mon sujet : “ Quoi ? Une opération qui va bientôt avoir 6 mois !!” 😉  Certes, ça fait un bail mais je pense que l’opération mérite qu’on y revienne, et ce pour deux raisons. D’abord parce qu’à l’exception de quelques billets sponsorisés, je n’ai pas vu grand chose, et c’est bien dommage.  Et ensuite, parce qu’on va vite reparler de ce sujet car un documentaire tiré de l’expérience doit sortir den cette fin d’année dans le cadre de la Cop 21. C’est pas deux bonnes raisons ça ? Il s’agit de la campagne “Un été en Zoé” : http://un-ete-en-zoe.fr/ Le principe : deux reporters Sandra Reinflet et Mathilde Terrier sont partis en « road trip » pendant trois semaines cet été sur les routes de France à bord de la séduisante citadine électrique de Renault, la Zoé. Leur Objectif : partir à la rencontre de la communauté électrique, avec bien entendu, une pause “obligatoire” tous les 150 kilomètres. Et la vraie richesse de ce blog qui a été réalisé sur Tumblr, c’est que ça sonne vrai ! Et oui, faire un tour de France en Zoé, c’est évidemment possible, mais c’est galère. Et les deux blogueuses n’éludent aucun de leurs soucis, même ceux qui mettent en cause la marque comme ces bornes de la concession Renault qui sont en panne ou encore celles de  Nissan qui ne sont pas compatibles! On ne fait pas mystère de  l’absence de bornes de charge rapides sur des régions complètes ou encore les concessions Renault fermées…. un jour férié! Ou même les soucis de conduite comme  l’obligation de couper la clim en pleine canicule pour économiser un peu d’énergie ! Bref, c’est drôlissime et c’est frais. Et grâce à cette tonalité là, à cette sincérité, là : la magie opère. Avec leur Zoé, le couple est épatant. Tous les freins qui existent concernant l’électrique sont en effet évoqués, sans langue de bois, sans détour, mais ces galères sont emportées, balayées par la gentillesse de la communauté électrique,la générosité de leurs rencontres, la beauté des paysages de France et bien entendu, il faut le dire, le charme, l’humour et le talent de nos deux voyageuses.  Et au final, ce sont les opportunités et les bienfaits qui l’emportent : oui, roulez en Zoé n’est pas toujours simple, mais c’est un mode de vie. Et là, coté marketing, ça...

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