Vrai ou faux? Tesla dépense 0 dollar en marketing…
Fév08

Vrai ou faux? Tesla dépense 0 dollar en marketing…

Les sollicitations pour AUTOMOTIVE MARKETING sont régulières. Que ce soit de la part de journalistes pour me questionner dans le cadre d’un article ou d’un reportage, d’entreprises ou d’écoles pour des conférences, débats ou encore, très souvent, d’étudiants pour des questions lors de mémoires ou de rapports de stage. Je ne peux répondre à toutes les sollicitations même si j’essaie. L’article en présence fait suite à la demande d’un étudiant suisse qui m’explique avoir assisté à une conférence récente d’un responsable de Tesla (noté qu’on ne dit plus Tesla Motors mais simplement Tesla désormais!) durant laquelle ce dernier expliquait que les dépenses en marketing de Tesla s’élèvent à 0 dollar ou presque. L’étudiant, interloqué, me demandait comment cela était possible car à l’issue de cette conférence, tout est devenu très flou pour lui… Alors vrai ou faux? Décryptage.  0 dollar… Il est vrai qu’en faisant rapidement quelques recherches sur le web, on trouve des dizaines d’articles expliquant le modèle de rupture de Tesla. Et de nombreuses interviews de responsables de l’entreprise expliquant que Tesla ne dépense quasiment rien en marketing… Voilà qui attise forcément la curiosité. Par quel miracle Tesla réussit-il cette prouesse? Et c’est vrai qu’en cherchant dans ma mémoire, je n’ai pas le souvenir récent d’avoir vu quelconque publicité pour Tesla. De là à en déduire que les dépenses marketing de la marque sont proches de zéro, c’est aller un peu vite en besogne… Tesla : un modèle en rupture? Assurément! On ne peut pas nier que Tesla bouleverse les codes classiques de l’industrie automobile. D’abord, de par sa montée en puissance rapide. L’entreprise n’a été fondée qu’en 2003 et dix ans plus tard, elle s’est réellement faite une place dans le paysage automobile. Une place à part car Tesla s’est dès le départ orienté sur un fournisseur de solutions de mobilité qui s’inclut lui-même dans une plus vaste entreprise où on réfléchit mode de transport et éco-mobilité plutôt que simplement constructeur automobile. Ce positionnement, on le doit au talent et à l’esprit visionnaire du fondateur, Elon Musk, que beaucoup qualifient à raison du Steve Jobs de l’industrie auto! Du haut vers le bas… Ce qui a aussi poussé Tesla à revoir le modèle classique, c’est que le constructeur a pris le parti de s’implanter dans l’automobile par le haut : on oubliera le premier modèle, roadster électrique, pour se concentrer sur la berline S qui s’échange contre plus de 100 000 dollars. A l’inverse de beaucoup de constructeurs qui cherchent à monter en gamme, Tesla fait l’inverse en ayant lancer une berline luxueuse pour peu à peu descendre en gamme avec un SUV moins onéreux aujourd’hui et demain...

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Insolite : Volkswagen ne vous souhaite pas une bonne année! (ou presque)
Jan05

Insolite : Volkswagen ne vous souhaite pas une bonne année! (ou presque)

En naviguant ici et là pour vous préparer le florilège des voeux des constructeurs autos, la home page de Volkswagen a attiré mon attention. Pourquoi? Car j’ai été interpellé par le message suivant :  Surprenant non? Voilà qui a attisé ma curiosité et m’a logiquement donné envie de cliquer sur la mention “Découvrir pourquoi”. Redirigé sur le site volkswagen-et-moi.fr, le message d’accueil m’a une nouvelle fois interloqué! Un dessin nous suggère que Volkswagen ne nous souhaiterait pas une bonne année !? Quelle mouche aurait donc piqué le service communication de Volkswagen? Est-ce un stagiaire qui se serait emparé du site web pour nous faire une blague? En fait, rien de tout ça! Juste que “les cartes de voeux, c’est pour les gens qu’on ne voit jamais“… Voilà qui devient soudain plus rassurant! Car oui, VW a choisi de raconter une histoire à ses fans et clients plutôt que de simplement leur souhaiter une bonne année. Pourquoi? “Parce qu’ensemble, on a fait des km…“ S’ensuivent alors d’autres dessins tous plus réussis les uns que les autres mettant en scène le célèbre Combi VW et des instants de vie… … jusqu’à la conclusion qui renforce le lien de proximité que veut créer le constructeur avec sa clientèle. Certains y verraient presque une douce déclaration… Cette jolie façon de souhaiter une bonne année sans user de la traditionnelle carte de voeux en privilégiant un message fort et de proximité est bien entendu à découvrir sur le site “VW et moi” en scrollant les différentes vignettes. L’Avis du Marketeur :  Ne cherchez pas : vous ne trouverez pas parmi les vidéos ou les posts des constructeurs un message plus joliment exécuté pour cette nouvelle année 2017! Volkswagen surprend encore et toujours! Bien entendu, les histoires de ces derniers mois ont laissé des traces et VW se doit de regagner la confiance de ses acheteurs. C’est une belle manière de chercher à y parvenir en adoptant un ton toujours aussi caractéristique de la marque mais en y ajoutant une bonne dose d’humanité et des mots au sens fort tels que “proche”, “écrire des histoires”,… . Bref, les voeux VW, on en est...

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Volkswagen & moi : un petit air de “voitures à vivre”
Avr20

Volkswagen & moi : un petit air de “voitures à vivre”

C’était en Septembre 2015, l’affaire éclate et elle va éclabousser du monde! Volkswagen, « das auto » himself, aurait équipé certains de ses modèles d’un logiciel permettant de fauser les contrôles et de présenter ainsi des performances positives en matière de pollution. Ouvertures d’enquêtes, dépôts de plaintes, départs dans le top management, rappels en série, le constructeur est au cœur d’une tourmente technique, financière, managériale et médiatique. Après les communicants de crise, les marketeux font devoir rentrer en jeu. 1ère décision, et non des moindres, en début d’année 2016, mi-mars en France, le constructeur décide de mettre fin au slogan certes puissant mais quand même méga pompeux « Das Auto ». La volonté : ne plus mettre la voiture au centre du discours, mais plutôt la vie autour de la voiture. Et oui, Renault avait un peu inventé ça avec des « voitures à vivre ». Selon les propres termes du communiqué de Volkswagen : il faut « réinstaller les gens au centre du discours». Bref, on fait profil bas, on remet l’utilisateur au cœur de la stratégie de marque et on arrête d’essayer de montrer qu’on est les meilleurs, les clients s’en fichent. Quand on regarde le scénario, on se dit que c’est dommage d’attendre une crise mondiale pour en arriver à l’évidence, mais c’est aussi à cela que ça sert : Ouvrir les yeux. Le résultat de ce repositionnement c’est une campagne baptisée « Volkswagen & moi » et dont DDB Paris a fait une petite merveille. Le principe est de mettre en avant le rapport des clients à la marque en leur proposant de poster des photographies les mettant en scène avec leur Volkswagen. Cela passe par un agrégateur www.vwetmoi.fr qui réceptionne les photos envoyées par mail ou postées sur les réseaux sociaux avec le hashtag #VWetMoi. En parallèle, et parce que ces messieurs dames du marketing de Volkswagen ne sont pas des manchots, des médias puissants soutiennent l’opération : un spot TV charmant et des prints somptueux nous rappellent que les Volkswagen sont les voitures de nos vies, de chacune des étapes de nos vies. C’est beau comme tout et le spot TV est porté par une musique à tomber (« I’ll be your home » de Philip LaRue).      Les prints sont soignés dans un esprit vintage Instagram qui nous donne envie de replonger dans les vieilles boites à chaussures où trainent les photos de nos parents. Alors, oui, je vois poindre les critiques : c’est du déjà vu. Evidemment, c’est même de l’archi déjà vu. J’en parlais avec Renault. C’était il y a 20 ans. Mais avec cette reprise de parole, Volkswagen a besoin de se positionner farouchement sur le registre de l’humilité, de la simplicité et de l’émotion. La marque doit reconquérir le cœur des gens...

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Uber lance sa première campagne publicitaire en France !
Mar10

Uber lance sa première campagne publicitaire en France !

Uber est présent en France depuis la fin de l’année 2011. Si le service de cette entreprise américaine est déjà bien connu du grand public et a même créé le néologisme “uberisation” (quand on parle “d’uberisation de la société” par exemple), c’est, chose étonnante, la première fois qu’Uber lance une campagne de communication sur notre territoire. Décryptage. Si l’aventure française d’Uber a débuté à Paris, le service est désormais présent dans dix villes et revendique pas moins de 1,5 millions d’utilisateurs. Un beau chiffre qui, malgré les tensions, pourrait bien augmenter prochainement avec cette vaste campagne de communication lancée par l’entreprise et orchestrée par l’agence Marcel. Uber ne s’en cache d’ailleurs pas : la campagne de communication aurait dû être lancée à la fin de l’été dernier. Néanmoins, le contexte politique et les tensions avec les chauffeurs de taxi ont décalé d’autant son lancement. Uber en a d’ailleurs profité pour revoir un peu ses messages et répondre ainsi à certaines critiques formulées à l’encontre du service. La campagne détourne de seize manières différentes le nom d’Uber afin de le mettre en scène dans des situations souvent drôles, toujours efficaces. Pourquoi autant de situations me direz-vous? Pour deux raisons. La première est qu’Uber s’adresse à deux cibles à travers cette campagne : d’une part, les clients, d’autre part, les chauffeurs et ceux qui voudraient le devenir puisque l’application en compte déjà 10 000. Uber souhaite aussi mettre en avant la diversité des services proposés (disponibilité H24, temps d’attente, sécurité,…) au travers de son offre. (cliquez sur les miniatures pour les agrandir)           L’Avis du Marketeur : Pour cette première campagne, Uber a semble-t-il mis les gros moyens puisqu’elle se décline en affichage, presse et digital avec le hashtag #UberEtMoi. Aucun objectif annoncé par l’entreprise si ce n’est rassurer et encore mieux se faire connaître. Certains diront aussi qu’elle essaie peut-être d’améliorer son image un peu écornée après les tensions de ces derniers mois. Toujours est-il que cette campagne se montre plutôt réussie! Reste à savoir si cela ne va pas encore raviver les tensions avec les chauffeurs de...

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Ford, Volvo, Nissan, SEAT, BMW… les constructeurs en force au MWC 2016 !
Fév23

Ford, Volvo, Nissan, SEAT, BMW… les constructeurs en force au MWC 2016 !

Si les constructeurs ont de plus en plus tendance à déserter les salons dédiés à l’automobile (Ford ne sera par exemple pas présent au prochain Mondial de Paris!), ils n’hésitent plus, signe des temps, à investir de nouveaux territoires événementiels pour aller à la rencontre de leurs (futurs) clients et faire parler d’eux différemment. Ainsi, ils sont chaque année plus nombreux au Mobile World Congress de Barcelone. Logique puisque la voiture connectée est clairement l’un des enjeux automobiles de demain. Cette année, Ford, SEAT, Nissan, Volvo et BMW s’exposent chacun à leur manière. Décryptage. C’est en effet presque une tradition pour Ford qui est encore cette année très présent au MWC 2016. Le constructeur américain profite de ce salon dédié aux technologies mobiles pour présenter le restylage de son Kuga! Un choix plutôt malin puisqu’il permet au SUV de fortement faire parler de lui alors qu’il risque d’être un peu noyé la semaine prochaine parmi toutes les nouveautés du Salon International de l’automobile de Genève. Mais Ford a bien conscience qu’il faut aussi présenter de la technologie au MWC : aussi, c’est la nouvelle version de l’interface SYNC, dénommée SYNC 3, qui est présentée et le constructeur annonce son arrivée sur bon nombre de ses modèles européens dans le courant de l’année. Cette nouvelle interface, plus intuitive, marque l’arrivée à bord des Ford européennes de CarPlay et AndroidAuto ainsi que de nouvelles applications. Par ailleurs, Ford présente aussi de manière plus détaillée FordPass qui arrivera prochainement. Une révolution selon le constructeur comme la décrit son PDG Mark Fields : “FordPass vise à faire pour l’industrie automobile, ce que iTunes a fait pour l’industrie de la musique”. Rien que ça! Si Ford est clairement le constructeur le plus investi au MWC 2016, d’autres constructeurs y sont également présents. SEAT joue à domicile et profite de l’événement pour annoncer un partenariat avec Samsung et SAP afin de développer en commun des projets sur la voiture connectée. La marque espagnole du groupe Volkswagen dont le slogan est désormais “Technology to Enjoy” mise donc désormais à fond sur la voiture connectée. Le constructeur rappelle d’ailleurs qu’il a été le premier du groupe a inauguré la technologie FullLink à bord de la nouvelle Ibiza (MirrorLink, CarPlay et AndroidAuto sous une même interface) et qu’il dévoile des applications qui permettront à terme de commander une partie des fonctionnalités de sa voiture. Deux constructeurs premium ont également fait le déplacement jusqu’à Barcelone. BMW Group présente, avec plusieurs partenaires, le projet Vehicular Crowd Cell qui est la continuité d’un projet présenté l’année passée au même endroit. Je ne vous détaillerai pas en détail le concept, assez complexe. Mais retenez qu’avec l’augmentation...

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Renault en F1 : une grande joie et des doutes…
Fév19

Renault en F1 : une grande joie et des doutes…

Carlos Ghosn a un mérite : il change d’avis facilement. Après s’être convaincu qu’il n’était pas nécessaire que Renault soit en F1 ou sinon motoriste, le voilà convaincu qu’il lui faut maintenant une écurie en son nom propre pour émerger sur le plan international, “améliorer et booster l’image de marque” et bien entendu développer des parts de marché dans les pays émergents. Passionné de F1 en général et de Renault en particulier, je ne peux que m’en réjouir, même si je suis déçu que ce revirement n’arrive qu’aujourd’hui. La compétition était ouverte ces dernières années et Renault aurait pu tirer son épingle du jeu. Car malheureusement, à part les aficionados, qui se souvient des titres décrochés par Renault en tant que simple motoriste de Red Bull ? Donc bref, tout le monde est content.. mais dans cette histoire, il y a quand même deux trois trucs qui me chiffonnent. D’une part, lors de la conférence de presse qui a eu lieu à Guyancourt début février, les dirigeants de la marque ont très peu parlé de….sport. Alors oui, on a bien compris : le Brésil, la Chine, l’image de marque, le marketing, le business,  les parts de marché etc mais le sport dans tout ça ? Certains diront qu’il est peut-être un peu trop tôt pour en parler, que rien ne sert d’afficher ses ambitions alors que l’on débute à peine l’aventure. Personnellement, je pense que quand on s’appelle Renault, quand on a une histoire de 40 ans en F1 avec de nombreux titres de champion du monde à la clé et des aventures mythiques, on explique un peu ce qu’on vient faire là dedans et pas seulement avec “l’espoir de réaliser des podiums d’ici 3 ans”. Quoi ????? Des podiums d’ici 3 ans ! Mais Carlos Ghosn aura déjà changé d’avis d’ici là !!! Deuxième étonnement, et il va de pair avec le premier : le choix des pilotes. Je n’ai absolument rien contre le Danois Kevin Magnussen et le Britannique Jolyon Palmer. Le premier a fait 20 grand prix, une saison complète seulement chez Mc Laren avec seulement 1 podium  et s’est fait virer l’année suivante alors qu’il était devenu troisième pilote. Le second était troisième pilote chez Lotus, il est donc promu.  Mais je pense que  ses deux fils d’anciens pilotes qui vont naturellement assumer une certaine pression pour le retour de la marque en F1, ne “collent pas” -si je peux me permettre l’expression- avec la légende Renault dans cette discipline. Alors je sais bien que pour avoir un baquet en F1 c’est très compliqué : soit on met une fortune pour avoir l’un des cadors...

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