Interview de Xavier Benoit, Responsable relations presse et publiques d’Audi France
Fév24

Interview de Xavier Benoit, Responsable relations presse et publiques d’Audi France

En 2015, avec des ventes en hausse de 4,2% à 58 717 unités, Audi a conforté sa place de premier constructeur premium sur le marché français. L’année 2016 s’annonce également bien pour le constructeur aux anneaux avec le lancement de nombreuses nouveautés, l’arrivée sur des segments de marché inédits et l’exploration de nouveaux territoires d’expression. On fait le point avec Xavier Benoit, Responsable des relations presse et publiques d’Audi France. L’occasion également pour nous d’en découvrir plus sur son métier. Entretien. AUTOMOTIVE MARKETING (AM) : Bonjour Xavier. Pourriez-vous nous parler en quelques mots de votre parcours qui vous a conduit à occuper aujourd’hui le poste de Responsable des relations presse et publiques d’Audi France ? Xavier BENOIT (XB) : J’ai démarré ma carrière chez Honda Europe Power Equipment donc loin de l’automobile puisque c’est la branche du constructeur qui fabrique des équipements pour le jardin ou encore des moteurs de hors-bord. Je suis rentré au sein de Volkswagen Group France en 2001 après avoir répondu à une annonce puisque mon souhait était de travailler dans l’automobile. J’ai rejoint le Groupe en travaillant de nombreuses années pour Skoda : d’abord au marketing produit durant 4 ans et demi avant de rejoindre le terrain en tant que Chef de Région Ventes pendant 3 ans. Volkswagen Group France permet vraiment de faire évoluer, grandir ses collaborateurs et j’avais émis le souhait d’occuper un poste aux relations presse et publiques. En 2008, Jean Marc Prince alors directeur de Skoda me l’a proposé. J’ai occupé ce poste chez Skoda jusqu’en novembre 2014, date à laquelle j’ai eu l’opportunité de prendre la même fonction, cette fois chez Audi. AM : Comme vous le dites dans votre parcours, vous avez précédemment occupé ces mêmes fonctions chez Skoda, autre marque du groupe VW. Quelles sont selon vous les principales différences entre cette fonction chez Skoda et chez Audi ? XB : Le poste est très différent même si les fondamentaux tels que les relations avec les médias sont identiques. Mais Skoda est, en France, un constructeur qui a encore besoin d’accroître sa notoriété ; ainsi, on travaille constamment à développer cela et ça passe beaucoup par le fait de prendre soi-même le téléphone pour proposer des opérations de relations publiques avec les médias. Les sollicitations sont par contre peu nombreuses. Chez Audi, la notoriété est là et notre travail consiste à l’entretenir et la développer en innovant sans cesse pour faire parler de la marque différemment. Par contre, si chez Skoda on prend le téléphone, chez Audi, je dois avouer qu’il sonne plus souvent ! Ce qui peut aussi être délicat car les sollicitations sont nombreuses et il ne faut pas prendre le risque de dégrader les...

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Interview de Yves Pasquier-Desvignes, Président de Volvo Car France
Jan19

Interview de Yves Pasquier-Desvignes, Président de Volvo Car France

Fort d’une longue expérience dans l’industrie automobile, Yves Pasquier-Desvignes a pris la Présidence de Volvo Car France depuis un an et demi. Alors que le constructeur suédois progresse sur le marché du premium et a dépassé pour la première fois en 2015 les 500 000 ventes dans le monde, c’est l’occasion de faire un point sur la situation de Volvo Car dans l’Hexagone. Entretien. Yves Pasquier-Desvignes, Président de Volvo Car France. Automotive Marketing : Bonjour Yves. Afin de mieux vous connaître, pourriez-vous svp en quelques mots nous présenter votre parcours dans l’automobile ? Yves Pasquier-Desvignes : Contrairement à d’autres, je n’ai aucune histoire familiale dans l’automobile, pas de garagiste ou de concessionnaire parmi mes proches, et ça fait maintenant 28 ans que je travaille dans l’automobile. Je suis tombé dans la marmite un peu par hasard puisque j’étais dans les médias et je travaillais au lancement de la chaine de télévision La Cinq à sa création. C’est indirectement par ce côté là que je suis entré en contact avec BMW qui cherchait quelqu’un au marketing et à la communication et, depuis ce jour-là, je suis resté dans l’automobile. C’était une époque où le marché du travail était très ouvert et on pouvait faire ce qu’on voulait. Et puis commencer chez BMW, c’était sympa, une marque fantastique qui attirait beaucoup. J’y suis resté 7 ans exclusivement au marketing et à la publicité et puis mon sentiment a été qu’il ne fallait pas s’enfermer dans une discipline : j’ai ensuite voulu évoluer en faisant le tour de tous les métiers de l’automobile. J’ai été Responsable de Région, Conseiller de gestion, Conseiller Développement Réseau,… en siège et en région. Je suis aussi passé par l’après-vente et ai travaillé aussi bien dans des marques premium (Alfa Romeo, Chrysler, Jeep) que généralistes. Les opportunités se sont présentées au fur et à mesure car lorsqu’on travaille en France dans des filiales de constructeurs importés, le système hiérarchique est assez court.  A part la Finance, j’ai fait tous les métiers de l’auto, que ce soit au sein de BMW, du groupe Fiat, de Chrysler-Jeep, General Motors et aujourd’hui Volvo. Un parcours complet donc pour présider aujourd’hui aux destinées de Volvo Car France. Si je devais définir finalement mon parcours dans l’auto, il se situe plutôt autour de la passion du management et de l’industrie que celle de la voiture en tant que telle. La technique ou la technologie m’intéressent mais sans être les piliers de ma motivation. AM : Vous avez une longue expérience dans l’automobile. Cela fait maintenant un an et demi que vous êtes à la tête de Volvo Car France. Quel premier bilan tirez-vous de ces 18 mois écoulés ? YP-D : J’arrive à un moment intéressant...

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Interview : Pierre de Villeplée, Responsable Marketing Mazda France
Nov09

Interview : Pierre de Villeplée, Responsable Marketing Mazda France

Après quelques années difficiles, Mazda est de retour aux affaires. Y compris en France où la marque progresse de 34% depuis le début de l’année. L’occasion pour nous de faire le point avec Pierre de Villeplée, Responsable Marketing de Mazda Automobiles France. Entretien. Pierre de Villeplée, Responsable Marketing Mazda Automobiles France Automotive Marketing (AM) : Bonjour Pierre, pourriez-vous nous parler en quelques mots de votre parcours qui vous a conduit à occuper aujourd’hui le poste de Responsable Marketing chez Mazda France ? Pierre de Villeplée : J’ai un parcours très orienté automobile puisque j’ai travaillé plus de dix ans dans les réseaux. D’abord en temps que vendeur, chef des ventes puis Directeur de concession Opel. J’ai ensuite dirigé pendant trois ans une plaque de cinq concessions Nissan avant de rejoindre Mazda Automobiles France. D’abord en tant que Chef de région puis au Marketing en m’occupant de la Promotion des ventes puis du Marketing Produit avec notamment la charge des véhicules distinctifs (MX-5, gamme sportive MPS, pick-up BT50). J’ai pris ensuite la Direction des Ventes puis, en 2012, la Direction du Marketing VN, Pièces et Services que j’occupe aujourd’hui. AM : Au quotidien, en quoi consiste exactement votre fonction ? P. de V. : Avec mon équipe, je suis en charge de tout le marketing pour les Véhicules Neufs mais également les pièces et accessoires. Pour le VN, cela regroupe le marketing produit avec les études de marché, le pricing, la définition des gammes et toute la partie communication que cela implique : gestion des campagne médias, hors-médias, roadshow, promotion des ventes, …. Pour la partie Après-Vente, cela sous-entend les relations avec les fournisseurs, le référencement des produits ou encore la gestion de la hotline et d’un point de vue communication, le CRM. Mazda Kodo Tour AM : Mazda est actuellement en phase de reconquête sur le marché français. Comment cela se traduit-il dans les faits ? P. de V. : En effet, Mazda est en phase de reconquête. Nous avons réalisé une belle performance en 2013 avec des ventes en croissance de 30%. 2014 a été une année de stabilisation des volumes et 2015 marque à nouveau une année de progression avec le lancement de nombreuses nouveautés. Au-delà de budgets de communication en hausse, Mazda s’appuie sur ses produits : la marque est en pleine mutation avec des produits qui montent en qualité. Cela se traduit par une petite perte de notre clientèle historique : nous travaillons alors à conserver au maximum la clientèle qui peut suivre notre montée en gamme tout en cherchant à séduire une nouvelle clientèle qui n’envisageait jusqu’alors pas l’achat d’une Mazda. C’est un beau challenge pour nous ! AM : Aujourd’hui, comment définiriez-vous le positionnement de Mazda ? P. de V....

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Interview d’Arnaud RIBAULT, Directeur Marketing et Ventes monde DS
Déc18

Interview d’Arnaud RIBAULT, Directeur Marketing et Ventes monde DS

Il y a quelques semaines, AUTOMOTIVE MARKETING a pu rencontrer Arnaud RIBAULT, récemment nommé Directeur Marketing et Vente de la marque DS après avoir occupé pendant quatre ans la fonction de Directeur Général de DS au sein de la co-entreprise Changan PSA Automobiles en Chine. Entretien. Automotive Marketing (AM) : DS s’émancipe désormais de Citroën comme on a pu le constater au dernier Mondial de l’auto de Paris. Concrètement, comment cela se matérialise-t-il? E comment vivez-vous cela vous qui en avez construit les prémices en Chine? Arnauld Ribault (AR) : D’abord lancée comme la ligne premium de Citroën en 2010, DS est devenue une marque à part entière dès 2012 en Chine et on constaté, 4 ans après, qu’on avait vendu 500 000 DS à 500 000 clients dont 60% n’étaient pas, auparavant, clients des marques du groupe. On voit ainsi l’opportunité exceptionnelle que représente DS : l’offre est crédible et on comprend avec l’expérience chinoise que créer une marque avec une expérience client unique DS a du sens. Par ailleurs, on crée une nouvelle marque qui s’appuie sur un héritage de 60 ans. Et cet héritage, nous le conservons dans l’ADN de toutes nos voitures. On conçoit nos DS dans l’esprit “Innovation & Distinction” qui était l’esprit de la DS de 1955. Fort de ces premiers succès, Carlos Tavarès a décidé que le groupe PSA avait maintenant trois marques : DS en est la marque premium avec un positionnement premium, des produits premium et une rentabilité qui doit être celle d’une marque premium et ainsi contribuer à donner des ressources au groupe PSA pour continuer son développement. AM : Peut-on faire du premium “à la française” sur un marché ultra-dominé par les constructeurs allemands? AR : C’est ce que l’on est en train de construire. Cela a pris pour d’autres marques vingt ans de devenir des marques premium. On s’inscrit également dans l’installation sur le long terme. Mais, quand on analyse le marché mondial du premium, on constate qu’il y a une place pour DS. Les concurrents allemands ont défini des codes qui finalement se sont imposés à tout le marché mais qui sont en fait les leurs. Nous, nous proposons les codes du premium selon DS, ce que l’on appelle en Chine “Innovative Spirit from Paris” qui est donc un positionnement radicalement différent du positionnement allemand et qui s’adresse à une nouvelle génération de clients premium. Des gens plutôt jeunes qui sont très tendance, qui recherchent un produit unique et qui souhaitent affirmer leurs goûts. On les appelle chez DS la “T Generation“. T pour “Touch, Technology and Test“. Cette génération, en Chine, ce sont des gens qui...

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Interview d’Antoine WEIL, Responsable Produits Volkswagen France
Oct20

Interview d’Antoine WEIL, Responsable Produits Volkswagen France

L’une des clés du succès de la marque Volkswagen, c’est la force de ses produits. Et le constructeur allemand a fait le déplacement jusqu’au Mondial de Paris avec de nombreuses nouveautés, à commencer par le renouvellement de la Passat, best-seller dans la catégorie des familiales. On fait le point sur cette actualité forte avec Antoine WEIL, Chef du Service Marketing Produit chez Volkswagen France. Entretien. AM : Bonjour Antoine. Quelles sont les nouveautés présentées par Volkswagen à Paris et qui seront prochainement commercialisées? AW : Les grandes nouveautés de notre stand, ce sont bien entendu nouvelle Passat et nouvelle Passat SW ainsi que leur déclinaison Passat GTE qui dérive de nouvelle Golf GTE que nous présentons également ici, mais aussi la nouvelle Polo GTi et bien d’autres nouveautés encore. AM : Parlez-nous justement de cette inédite version GTE que vous lancez sur Golf? AW : Après la Golf thermique et l’e-Golf électrique, nous lançons la première Golf hybride rechargeable. Elle est équipée d’une motorisation essence TSi de 150 ch, un moteur bien connu dans la gamme, sur lequel on a couplé un autre moteur électrique de 102 ch. L’addition des deux délivre une puissance tout à fait confortable de 204 ch. La Golf GTE reprend le design de la Golf GTi sur laquelle on a ajouté quelques éléments distinctifs tels que le liseret bleu sur la calandre et les phares qui souligne la puissance électrique, les phares 100% LED qui font leur apparition sur Golf avec GTE ou encore la signature C lumineuse sur le pare-choc qui caractérise les véhicules VW à énergie électrique. Le branchement de la prise de recharge se situe derrière le logo de calandre –sur l’e-Golf, il est dans la trappe à carburant– et la charge s’effectue entre 3h et 5h. A l’intérieur, on reprend la sellerie caractéristique des véhicules badgés GT mais on remplace le rouge par du bleu y compris dans l’éclairage d’ambiance. AM : C’est la première hybride rechargeable de la marque. Comment fonctionne-t-elle? AW : La Golf GTE dispose de plusieurs modes de fonctionnement que le conducteur peut sélectionner via l’écran tactile fourni en série avec le système multimédia Discover Pro. Le conducteur peut adopter une conduite 100% électrique avec l’e-mode où le moteur thermique n’est pas sollicité, sauf si on n’a plus de batterie. L’autonomie de la voiture est alors de 50 km et la vitesse maximale est limitée à 130 km/h. En mode standard, appelé Hybrid Auto, c’est la voiture qui gère automatiquement les deux moteurs en fonction de l’utilisation et des conditions de circulation. Le mode Battery Hold permet au conducteur de maintenir la charge de la batterie....

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Mondial de l’auto 2014 : Rencontre avec… Carlos TAVARES, PDG de PSA Peugeot Citroën
Oct13

Mondial de l’auto 2014 : Rencontre avec… Carlos TAVARES, PDG de PSA Peugeot Citroën

Quelques heures avant l’ouverture du Mondial de l’automobile, Carlos TAVARES présentait l’ensemble de son état-major à la presse. AUTOMOTIVE MARKETING était sur place et j’ai pu discuter avec le nouveau Président du Directoire de PSA Peugeot Citroën. Entretien. AM : Bonjour M. TAVARES. Vous êtes maintenant aux commandes du groupe PSA Peugeot Citroën depuis six mois. Dans quel état d’esprit êtes-vous et quel premier bilan tirez-vous? Carlos TAVARES : A titre personnel, je suis heureux et excité. L’entreprise a beaucoup de potentiel et de répondant et à chaque fois que nous nous plongeons dans un nouveau sujet, on voit rapidement les améliorations que l’on peut apporter pour avancer. Au quotidien, on n’a pas l’impression d’épuiser les sujets sur lesquels on peut s’améliorer. Je suis heureux car l’équipe qui est à mes côtés est toute aussi motivée et travaille collectivement au redressement du groupe. AM : Depuis votre prise de fonction, PSA est beaucoup plus présent dans les médias afin d’expliquer son fonctionnement, ses ambitions et ses actualités. C’est quelquechose de nouveau pour un groupe jusqu’à présent très discret. Est-ce une nouvelle stratégie de communication? CT : Je pense en effet que cela est nécessaire. Les difficultés de PSA ont généré des inquiétudes légitimes en France. Alors lorsqu’on a un plan pour redresser la situation, que l’on sait où l’on va et qu’on obtient des résultats comme cela a été le cas au premier semestre, il est d’une certaine façon bon de le faire savoir afin d’apaiser les esprits. Cela permet aussi de réduire la perception du risque que l’ensemble des acteurs ont vis-à-vis de PSA. Moins PSA sera perçu comme un risque, mieux cela va améliorer notre situation. A titre d’exemple, beaucoup de financements de notre business sont liés à la perception du risque donc il est important de faire baisser cette pression du risque. D’abord parce que cela n’est pas justifié, l’entreprise est en train de se redresser et j’ai la certitude que nous sommes sur le bon chemin et ensuite parce que plus vite cette certitude sera partagée par des acteurs importants, plus vite cela va apporter sa contribution à l’amélioration du business model. Il est important aussi pour un acteur comme nous qui sommes emblématiques en France de rendre à la communauté la compréhension de ce que nous sommes en train de vivre. J’espère cependant que cette présence accrue n’est pas perçue comme un quelconque égo : on le fait avant tout parce qu’on a à coeur de partager avec l’ensemble des acteurs ce que nous vivons. AM : Qu’est-ce qui selon vous à sauver PSA? CT : Il y a deux grandes étapes. La première, c’est...

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