Publicité automobile : un “manger, bouger” pour les voitures

Dès le 1er mars prochain, les constructeurs vont devoir ajouter de nouvelles mentions pédagogiques dans les publicités automobiles. A l’image des “5 fruits et légumes par jour” du programme Manger, Bouger ou “évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé” que l’on aperçoit déjà sur les publicités alimentaires. Les constructeurs eux, vont devoir nous inciter à privilégier d’autres mobilités. Ils auront le choix entre les trois messages suivants : “Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo”. “Pensez à covoiturer” ou encore “Au quotidien, prenez les transports en commun”. Le tout sera accompagné du hashtag #SeDéplacerMoinsPolluer”. Mais est-ce que cela va avoir un impact ? Et quelles contraintes pour les agences de communication et les constructeurs? Nous avons pu exprimer notre avis dans un sujet réalisé par France Info et diffusé ce dimanche dans le 19/20 de France 3

Quel impact?

L’impact sera forcément limité sur les téléspectateurs dans l’immédiat. Quand on a besoin de prendre son véhicule chaque matin pour aller travailler, on ne change pas son mode de locomotion du jour au lendemain. Toutefois, à la manière des mentions pédagogiques d’autres secteurs, on peut penser que dans la durée, notamment pour les nouvelles générations, ces messages s’imprimeront peu à peu dans les consciences. C’est surtout pour les constructeurs et leurs agences que l’impact va se mesurer. On vient rajouter des contraintes dans un secteur, la publicité automobile, déjà très contraignant. Voilà qui va encore alourdir les messages, au risque de les rendre totalement invisibles. Surtout, cela pourrait mettre à mal certains supports. A commencer par la radio, déjà un média de moins en moins utilisé par les constructeurs. L’ajout d’une nouvelle mention, c’est du message publicitaire en moins. Pas sûr que les constructeurs continuent donc d’y investir alors qu’il va y devenir quasiment impossible de réaliser une communication intelligible. N’oublions pas que désormais également, les émissions de CO2 vont aussi devoir apparaître. 

Publicité automobile : Repousser les limites

Restons toutefois optimiste : une nouvelle contrainte, c’est aussi un moyen de pousser les agences de communication à se dépasser. Et on le sait : la créativité n’a pas de limite! Certains constructeurs, à l’image de Renault, ont su se réinventer publicitairement, en limitant les messages commerciaux au profit de l’émotion et du storytelling. A suivre donc ! 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.